SIEGE DE LORIENT PAR LES ANGLAIS. Batailles de l'Histoire de Bretagne

SIEGE DE LORIENT PAR LES ANGLAIS

Date : 29 septembre 1746
Période : Guerres de course et de conquête 1693-1779
Lieu : Guidel, Groix, Lorient, Ploemeur, Port-Louis
Pays : Lorient
Commune(s) : Guidel, Groix, Lorient, Ploemeur, Port-Louis
Département(s) : 56
Type : Maritime
Conflit : Guerre de Succession d’Autriche (1740-1748). Opération de conquête anglaise au Canada, transformée en tentative de dissuasion des interventions françaises dans l’océan indien et dans les Provinces Unies.
Personnages : Lestock, Synclair, Deschamps, L’Hopital.
Forces en
présence :
* Escadre anglaise de 16 vaisseaux, 8 frégates, 2 galiotes et 43 transporteurs pour 6 000 h sous les ordres de l’amiral Lestock et du Lt Général Synclair.

* Lt général du Roi Deschamps au Port-Louis, avec Simon de Villeneuve, major chargé de la défense de Lorient, le colonel de l’Hôpital, chef d’un régiment de dragons et 4 000-6 000 h gardes-côtes et milices locales.
Notice : Initialement destinée à une intervention au Canada, la puissante escadre anglaise de l’amiral Lestock se voit détournée vers une opération plus proche et moins risquée sur les côtes bretonnes. Le choix de Lorient, fait au dernier moment, tient compte des faibles fortifications de cette ville et de son importance comme siège de la Compagnie des Indes. Le soir du 29 septembre, l’escadre anglaise avec 70 navires mouille près de la Pointe Pen-Men au Pouldu. Mais, elle a été vue et signalée sur toute la côte. Le Gouverneur Deschamps est le premier à réagir. Il envoie le major de Villeneuve avec les 30 canons du Port-Louis renforcer la défense de Lorient. De leur coté, les batteries de Groix et du Talut à Ploemeur tirent ameutant les milices et les gardes côtes des villes voisines. Cela ne suffit pas à dissuader l’amiral Lestock qui débarque avec le général Synclair et ses troupes sur la plage du Loc’h. Ceux-ci se dirigent sur Guidel, puis Kéroman, d’où les batteries anglaises commencent à tirer pendant trois jours sur Lorient. Mais de son coté, Villeneuve a reçu le renfort précieux des milices et des gardes côtes bretons et celui des canonniers du Port-Louis, ce qui lui permet de riposter efficacement et de stopper la pénétration anglaise. Il fait aussi courir le bruit que les abords de Lorient ont été minés. Du coup, Synclair, voyant que les milices continuent d’arriver en masse sur Quéven et Guidel prend peur à son tour. Il décide de se retirer et quelques jours plus tard, alors que les Lorientais s’apprêtent à capituler, le marquis de l’Hôpital envoyé en négociation découvre avec stupeur que le camp anglais est vide. Le 12 octobre au matin, la flotte de Lestock lève les amarres et repasse devant Groix, dans l’autre sens cette fois.
Résultat : Loin d’être une défaite qui aurait sûrement marqué les esprits et donné une fin peu glorieuse à la guerre de succession d’Autriche, cette bataille contre la puissante amirauté britannique est une authentique victoire bretonne. Elle est acquise à bon compte, mais elle témoigne de l’esprit de décision et du courage qui règne sur les cités bretonnes à cette époque. Son souvenir est célébré tous les ans le 1er octobre en l’église Saint-Louis de Lorient.
Bibliographie : Buffet (H), Vie et Société au Port-Louis, Bahon-Rault, Rennes, 1972, p. 110-111 Hume (D), Attaque des Anglais contre la ville de Lorient, Bull. Archéo. Asso. Bretonne 1888, p. 144-168. Le Cam (abbé L), Le Siège de Lorient par les Anglais,1746, Lorient ,1931.
Documents consultables
à l'ICB :
Buffet (H), Vie et Société au Port-Louis, Bahon-Rault, Rennes 1972, p. 110-111. Hume (D), Attaque des Anglais contre la ville de Lorient, 1746, Bull. Archéo. Association Bretonne 1886, Congrès de Pontivy, p. 144-168 Récit Claude Menesguen
Auteur :
CM
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